Les femmes enceintes françaises surexposées à certains métaux comme l’arsenic et le mercure

En cause, la consommation de poissons et crustacés.

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Les femmes enceintes françaises sont surexposées à certains métaux parmi lesquels l’arsenic et le mercure. C’est ce que montre une étude de Santé publique France dévoilée ce mardi 19 décembre et repérée par Le Monde.

Pour le volet périnatal du programme national de biosurveillance, commandé par les ministères de la santé et de l’environnement, des prélèvements ont été effectués au moment de l’accouchement sur 4145 femmes en 2011. Parmi ces prélèvements, du sang de cordon, les urines, des cheveux et du sérum.

Du mercure chez 91% des femmes

Treize métaux ont été recherchés dans ces échantillons: l’aluminium, l’antimoine, l’arsenic total, le cadmium, le césium, le chrome, le cobalt, l’étain, le mercure, le nickel, le plomb, l’uranium et le vanadium.

A l’exception de l’uranium, tous ont été mesurés dans l’organisme des femmes enceintes ayant participé à l’étude. Les taux varient selon les métaux. Le plomb et l’arsenic, par exemple, ont été retrouvés chez 100% des femmes et nouveaux-nés. Le mercure est lui présent chez 91% des femmes.

Les principaux modes d’imprégnation du mercure et de l’arsenic sont la consommation de poissons et crustacés, alors que pour le plomb, cela peut aussi venir du tabac, de l’alcool, de l’eau du robinet, des légumes ou du pain.

Consommation élevée de produits de la mer

Comme le souligne Le Monde, la concentration de mercure et d’arsenic est supérieure à celle mesurée sur la même période en Europe centrale de l’Est et aux États-Unis, ce qui pourrait s’expliquer par une consommation française plus élevée de produits de la mer.

Quelles sont les conséquences de cette surexposition? « L’exposition pendant la grossesse à ces polluants pourrait avoir des répercussions sur la santé de l’enfant et de la mère. Mais il est encore trop tôt pour mesurer les effets sanitaires sur les enfants », souligne Clémence Fillol, l’une des auteurs de l’étude. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) ajoute que, « contrairement à la viande, le poisson apporte certains acides gras qui ne sont pas substituables mais que, manque de chance, ils sont très contaminés ».

L’Anses recommande de consommer du poisson deux fois par semaine et de diversifier les espèces de poissons consommés. Pour les femmes enceintes et allaitantes, l’Agence recommande d’éviter les poissons les plus contaminés (requins, lamproies, espadons, marlins et sikis), ainsi que de limiter la consommation de poissons susceptibles d’être fortement contaminés à 150g par semaine.

Il s’agit du tome 2 du volet périnatal du programme national de biosurveillance. Le premier volet, publié l’an dernier, avait mis en avant la présence de polluants organiques tels que le bisphénol A, les phtalates et des pesticides dans les prélèvements.

source : http://www.huffingtonpost.fr/
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Auteur : asiaatia

Naturopathe

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